#8. Voilà ce qui va se passer

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, une nouvelle chronique littéraire sur un livre qui m’a été envoyé par Marjorie MOULINEUF, intitulé : Voilà ce qui va se passer ! Ce livre m’avait déjà interpeler avec son titre, en tant que vraie fan du Visiteur du Futur, je me sentais obligé de lire le résumé et ô joie, miracle, le livre parle d’I.A, et est humoristique ! Ni une ni deux, j’ai contacté l’auteur afin de la supplier de m’autoriser à faire une critique de son livre.

Et je ressors de cette lecture, très satisfaite.

Les points très positifs qui m’ont fait aimer ce livre, il y en a beaucoup :

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  • Tout d’abord, l’histoire est originale. En effet, on suit une jeune femme qui recherche des financements pour l’invention qu’elle a créé : une intelligence artificielle… pas comme les autres si je puis dire. Elle obtient un RDV avec une curieuse banque qui s’avère être celle qui régit l’univers. Et donc voilà notre jeune héroïne baladée à travers les multiples services, rencontrant diverses personnes un peu étranges.
  • Entre le Procès de Kafka et les 12 travaux d’Astérix, on se rend compte de l’absurdité de l’administration, mais également la multitude de services qui servent plus ou moins, avec la difficulté pour tous de s’entendre. De même au-delà de l’absurdité, qui nous fait souvent sourire et même rire, l’auteure aborde des thèmes très important sur l’humanité, la conscience, la responsabilité… Mais cela toujours en douceur suite à un événement traversé par la jeune femme.
  • Ce que j’ai beaucoup aimé c’est le nombre incalculable de références que l’auteure utilise. Au début, je pensais que le titre n’était qu’une simple coïncidence, mais vu ce que j’ai pu lire par la suite, il y a de nombreuses références plus ou moins cachées… qui m’ont fait sourire (et je pense sérieusement en avoir manqué plus d’une, mais tant pis.)
  • L’écriture est simple, je n’ai pas remarqué de défauts, cela se lit bien, et malgré les idées farfelues, l’histoire tient la route, et n’est pas du tout dénuée de sens.
  • Les personnages sont travaillés et ont une personnalité bien à eux, ce qui les rend assez humains même s’ils ne le sont pas vraiment.

Les points négatifs (un petit peu) :

  • Tout d’abord, il faut se concentrer pour le lire, notamment pour comprendre les premières lignes du chapitre concernant les pensées d’Elizabeth, la jeune femme qu’on suit. J’ai eu un peu de mal avec certaines notions très abstraites, mon côté taureau reprenant rapidement le dessus. Du coup, généralement je les lisais en diagonale car… migraine autrement haha. Mais si j’ai un conseil : ne faites pas comme moi, car c’est intéressant, mais peut-être pas encore accessible pour mon niveau.
  • Ce que j’ai trouvé dommage c’est de ne pas forcément avoir assez de culture générale « geek » pour comprendre la totalité des références. Du coup, oui, il y en a beaucoup, mais peut-être que tous ne saisiront pas la totalité des nuances et des blagues de ce livre.

Donc, voilà, peu de points négatifs, et bien plus en positif. Lecture fraîche et légère, tout en restant intelligente, parfait pour l’été !

Ma note : etoile-icone-5157-96etoile-icone-5157-96 etoile-icone-5157-96 etoile-icone-5157-96 etoile-icone-5157-96  5/5   (mon premier cinq sur cinq c’est émouvant♥ )

Je souhaite également faire une petite publicité pour son blog qui donne de bons conseils pour écrire, pour se soigner grâce à l’écriture. Il est vraiment génial, alors n’hésitez pas à le découvrir ! http://www.marjoriemoulineuf.com/

Femmes et Quartier Rouge

Bonjour à tous !

Cela faisait longtemps que j’avais envie de faire un article sur ce sujet car c’est vraiment quelque chose qui m’a marqué et qui m’a donné envie de partager avec vous ma révolte et mes impressions… A noter que je parle des femmes car c’est le cas le plus courant, mais ceci est également valable pour des centaines de milliers d’hommes, ce dont on ne parle que rarement.

Bref, la prostitution

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Pourquoi ce sujet ?

Alors on ne va pas dire que c’est un sujet très courant mais bon, j’ai toujours cette envie de m’éloigner des sentiers battus et de proposer des sujets abordés d’un point e vue différent, ou simplement, un sujet hors du commun. Mais le sujet de la prostitution, ça m’est venu, notamment suite à ma visite d’Amsterdam. En effet, comme vous le savez, là-bas, la prostitution n’est pas interdite, et vous connaissez sans doute : les femmes en vitrines. 

Un peu mal à l’aise et surtout ne me sentant pas franchement en sécurité, j’ai préféré passer dans le quartier rouge le jour, lorsque les plus belles sont en train de dormir après leur nuit assez « épuisante » et que ce sont les plus « expérimentées » qui restent derrière leur vitre.

Mais bon passons ces visions très glauques pour en venir au fait. J’ai visité le musée de la prostitution. Et c’est terrible.

Le musée de la prostitution.

Amsterdam, au delà du quartier rouge et du cannabis est réputée pour une dimension beaucoup plus culturelle : le regroupement impressionnant de musée au sein de cette ville. Elle en compte près de 138 si mes souvenirs sont bons. Parmi les musées assez originaux que j’ai pu faire, je compte le musée des cocktails (2 shoots et 1 cocktail offert à la fin du musée) et celui de la torture en plus du musée de la prostitution.

Ce dernier commence fort. Il est à noter que ce musée n’est en rien un musée comme les autres et ne fait que dénoncer les atrocités subies par les femmes qui se retrouvent derrière ces vitres. Cela commence fort, avec une vidéo projetée dans une petite salle type cinéma, très coquette et très confrotable…Vidéo que je souhaite partager pour vous mettre dans le bain. Très courte, je vous conseille de la regarder en entier.

Bon voilà.

Sinon, qu’ai-je vu ce jour là… On va dire que j’ai pu voir l’intérieur d’une chambre, qui se trouve à l’arrière de la vitrine, j’ai pu également être en vitrine, par l’aménagement d’une pièce avec de faux passants etc. Bref, expérience vraiment dérangeante.

Mais surtout, on a des chiffres, des explications, des témoignages. Comment dire… Les chiffres qui m’ont le plus choquée, je pense c’est une jeune fille qui avait vu 25 000 clients  en moins de 10 ans, alors qu’elle était encore mineure. Si je me souviens bien, c’était entre ses 16 et 25 ans. Les témoignages sont sur… comment tout se passe, achalander le client, s’en occuper… Ce qu’elles subissent parfois. Quelques minutes à l’arrière de la vitrine, derrière un rideau, la passe qui dure plus ou moins long, avec plus ou moins de confort (parfois, on va jusqu’au jaccuzzi, mais généralement c’est un matelas à la propreté douteuse). L’histoire, avec les problèmes des jeunes femmes, leur pseudo examen médical, les maladies… Chaque fille qui met en valeur leur « spécialité » grâce aux objets accrochés derrière elles…

Et surtout, comment on les appâte, on leur ment en leur promettant des rêves pour les emmener faire ce genre de travail… Je suis choquée, indignée, et révoltée contre ce système… Tout comme le système en Thaïlande de proposer à chaque touriste qui passe un catalogue de filles pour qu’on les choisisse directement en sortant de l’aéroport. Mais bon que voulez-vous, le marché du sexe n’est pas prêt de s’arrêter… Autant femmes que hommes, ne pensez les femmes sont seules victimes de ce trafic. Les hommes également et ce n’est pas exclusivement pour des clients hommes… Même si on en parle moins, ce n’est pas pour autant que ça n’existe pas.

Un dernier mot sur la France :

En vérité, en France, il existe une catégorie professionnelle qui s’intitule métier du sexe. Y rentre les prostitué(e)s. En effet, la prostitution est légale. Chaque femme/homme est libre de faire ce qu’elle/il souhaite de son corps, y compris le vendre. Et oui, les prostitué(e)s paient des impôts sur leurs revenus, comme tout bon citoyen qui se respecte….Ceci se passe de commentaires.

Mais donc qu’est-ce qui est interdit ? En fait ce n’est pas une femme qui se prostitue pour elle-même qui est punit par la loi, mais le fait d’exploiter des femmes. Bref, en faire son commerce : le proxénétisme. Et depuis avril 2016, ce sont les clients qui sont punis pour achat d’actes et de services sexuels, ce qui rend la prostitution illégale, dans une certaine mesure.

Que dire de plus… Pas grand chose, hormis que cette virée dans ce musée particulier m’a vraiment touchée, en tant que femme, en tant que française qui suis arrivée avec tous mes préjugés et mes clichés. Voir la réalité des choses, s’en rapprocher au moins… = Prise de conscience subite d’un phénomène qui nous semble tellement loin de notre propre réalité, notre vie toute propre, parfois avec des problèmes dérisoires.

Et vous ? Qu’en dîtes-vous ?

#6. Je ne demandais pas la lune

Bonjour à tous,
Nouvelle chronique aujourd’hui, sur un livre qui m’a particulièrement touchée car traitant d’un sujet qui m’est particulièrement sensible : l’adoption. Je fus pour ma part adoptée quand j’avais 3 mois, et donc je n’ai pour ainsi dire aucune lien avec mon pays d’origine qu’est le Vietnam.

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Magnifique livre d’ailleurs 😉

On suit le parcours d’une jeune femme célibataire qui souhaite adopter, mais fait face à la fois aux préjugés et aux difficultés posées par l’administration.
Personnellement je n’ai jamais demandé à mes parents comment se déroulaient les procédures d’adoption mais, j’avais entendu qu’elles étaient longues.

J’ai lu le livre en question en 2 heures grand maximum, encore une fois, un record de boulimie livresque. Mais au final je reste perplexe. Effectivement ce livre se lit bien, et même très bien mais certains points me gênent un peu.

Ne dérogeons pas à mes habitudes : voici les points positifs.

  • Tout d’abord, c’est un roman qui est écrit comme un véritable témoignage de l’auteur et donc tout ce qu’elle écrit, est ponctué de sentiments, d’anecdotes et tout ce que rend un livre vrai ou du moins réaliste. J’entends par là que celle qui raconte se livre entièrement à nous, à tel point qu’on peut littéralement se projeter à la place de la jeune femme. J’aime bien ce genre de livre assez décrit qui nous emmène dans une histoire qui n’est pas la nôtre et pourtant nous entraîne une autre vie qui pourrait tellement nous appartenir.
  • L’écriture est simple et assez équilibrée en général. Douce quand elle raconte sa famille, dure quand elle évoque ses déceptions, ses colères. Bref, ça se lit bien.
  • Une histoire et un roman globalement poignant évoquant des sujets qu’on pourrait limite qualifier de tabou en France : les préjugés sur les femmes célibataires, la procréation assistée pour les femmes seules, les mères porteuses, mais également les inégalités face à la justice en terme de défense par exemple, les dérives de l’administration et bien évidemment l’enfer des femmes qui souhaitent adopter seules et par extrapolation, l’enfer de la procédure d’adoption.

Bref une bonne remise en question de la société et de son regard face à l’éducation d’un enfant, de la condition des femmes, de l’administration, de ses procédures…
Pourtant je reste perplexe car certains points me dérangent.

  • Tout d’abord, malgré le point de vue interne, j’ai ressenti une grande hargne et une colère très forte lors de la lecture. Il me semble que ce roman est une sorte d’exutoire pour l’auteur et c’est assez dérangeant. J’aurai aimé avoir un sentiment plus objectif. Ou même un certain recul dans ce qui est écrit.
    La partie concernant la juridiction notamment, est insuffisante car on a le verdict, effectivement, on a l’incompréhension, la souffrance et la colère, mais finalement, j’aurai peut-être aimé que cela soit moins brut, et plus détaillé.
  • Je ne saurais décrire précisément ce qu’il manque mais indéniablement il y a quelques chose qui me gène dans ce livre. Je pense que c’est l’implication trop forte de l’auteur qui m’a dérangé (mais après la lecture, en y repensant) et donc au final le fait d’avoir des faits mais sans explications et surtout aucun réel point de vue externe qui pourrait équilibrer et donc contrebalancer cet ambiance de colère.
  • Enfin dernier point, j’ai eu du mal à commencer le roman car c’est assez lent pour les premiers chapitres, et le style de l’auteur ne ressort qu’après quelques chapitres qui sont très descriptifs, comme une mise en contexte mal amenée et assez ennuyeuse. Ça fait un peu comme si vous deviez lire 15 minutes de texte avant un film avant d’avoir les premières images.

Donc, ce livre est bien mais à lire avec un oeil critique et à prendre avec du recul car il secoue quand même sur pas mal de points.
Mais ce témoignage sur l’adoption reste tout de même un livre, je pense, poignant qui raconte la détermination et le combat d’une femme pour avoir et aimer plus que tout au monde un enfant.

Ma note :  etoile-icone-5157-96etoile-icone-5157-96etoile-icone-5157-96coups-coeur-etoile-icone-9451-128coups-coeur-etoile-icone-9451-128 3/5