#6. Je ne demandais pas la lune

Bonjour à tous,
Nouvelle chronique aujourd’hui, sur un livre qui m’a particulièrement touchée car traitant d’un sujet qui m’est particulièrement sensible : l’adoption. Je fus pour ma part adoptée quand j’avais 3 mois, et donc je n’ai pour ainsi dire aucune lien avec mon pays d’origine qu’est le Vietnam.

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Magnifique livre d’ailleurs 😉

On suit le parcours d’une jeune femme célibataire qui souhaite adopter, mais fait face à la fois aux préjugés et aux difficultés posées par l’administration.
Personnellement je n’ai jamais demandé à mes parents comment se déroulaient les procédures d’adoption mais, j’avais entendu qu’elles étaient longues.

J’ai lu le livre en question en 2 heures grand maximum, encore une fois, un record de boulimie livresque. Mais au final je reste perplexe. Effectivement ce livre se lit bien, et même très bien mais certains points me gênent un peu.

Ne dérogeons pas à mes habitudes : voici les points positifs.

  • Tout d’abord, c’est un roman qui est écrit comme un véritable témoignage de l’auteur et donc tout ce qu’elle écrit, est ponctué de sentiments, d’anecdotes et tout ce que rend un livre vrai ou du moins réaliste. J’entends par là que celle qui raconte se livre entièrement à nous, à tel point qu’on peut littéralement se projeter à la place de la jeune femme. J’aime bien ce genre de livre assez décrit qui nous emmène dans une histoire qui n’est pas la nôtre et pourtant nous entraîne une autre vie qui pourrait tellement nous appartenir.
  • L’écriture est simple et assez équilibrée en général. Douce quand elle raconte sa famille, dure quand elle évoque ses déceptions, ses colères. Bref, ça se lit bien.
  • Une histoire et un roman globalement poignant évoquant des sujets qu’on pourrait limite qualifier de tabou en France : les préjugés sur les femmes célibataires, la procréation assistée pour les femmes seules, les mères porteuses, mais également les inégalités face à la justice en terme de défense par exemple, les dérives de l’administration et bien évidemment l’enfer des femmes qui souhaitent adopter seules et par extrapolation, l’enfer de la procédure d’adoption.

Bref une bonne remise en question de la société et de son regard face à l’éducation d’un enfant, de la condition des femmes, de l’administration, de ses procédures…
Pourtant je reste perplexe car certains points me dérangent.

  • Tout d’abord, malgré le point de vue interne, j’ai ressenti une grande hargne et une colère très forte lors de la lecture. Il me semble que ce roman est une sorte d’exutoire pour l’auteur et c’est assez dérangeant. J’aurai aimé avoir un sentiment plus objectif. Ou même un certain recul dans ce qui est écrit.
    La partie concernant la juridiction notamment, est insuffisante car on a le verdict, effectivement, on a l’incompréhension, la souffrance et la colère, mais finalement, j’aurai peut-être aimé que cela soit moins brut, et plus détaillé.
  • Je ne saurais décrire précisément ce qu’il manque mais indéniablement il y a quelques chose qui me gène dans ce livre. Je pense que c’est l’implication trop forte de l’auteur qui m’a dérangé (mais après la lecture, en y repensant) et donc au final le fait d’avoir des faits mais sans explications et surtout aucun réel point de vue externe qui pourrait équilibrer et donc contrebalancer cet ambiance de colère.
  • Enfin dernier point, j’ai eu du mal à commencer le roman car c’est assez lent pour les premiers chapitres, et le style de l’auteur ne ressort qu’après quelques chapitres qui sont très descriptifs, comme une mise en contexte mal amenée et assez ennuyeuse. Ça fait un peu comme si vous deviez lire 15 minutes de texte avant un film avant d’avoir les premières images.

Donc, ce livre est bien mais à lire avec un oeil critique et à prendre avec du recul car il secoue quand même sur pas mal de points.
Mais ce témoignage sur l’adoption reste tout de même un livre, je pense, poignant qui raconte la détermination et le combat d’une femme pour avoir et aimer plus que tout au monde un enfant.

Ma note :  etoile-icone-5157-96etoile-icone-5157-96etoile-icone-5157-96coups-coeur-etoile-icone-9451-128coups-coeur-etoile-icone-9451-128 3/5

PaB#2. Le Lâcher Prise

Bonjour à tous,
Dans le cadre du groupe de La Parole aux Bloggeuses – 1 mois, 1 thème,  (vous pouvez le retrouver ici), le thème de ce mois-ci est le lâcher prise. J’aime beaucoup ce thème car il avait déjà été proposé le mois dernier, mais les exams se cumulant pour la plupart des bloggeuses, cela n’avaient que peu marcher.
La dernière fois j’avais choisi le thème « les femmes se mettent-elles trop de pression ? » et j’avais terminé mon article en disant que malgré les exigeances qu’on pouvait avoir, nous les femmes, envers nous même ou même les attentes de la société, il ne fallait pas oublier de se détendre.
C’est pourquoi le lâcher prise est une sorte de continuité de ce premier article.

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Lorsque j’entends le lâcher-prise, je pense à un soupir. Un soupir de soulagement. ce billet sera peut-être un peu plus personnel car dans mon cas, la détente est rare et n’apparaît que dans un seul et unique cas : quand je suis avec mon copain.

Pour vous remettre dans le contexte, toujours dans mon cas personnel, on a souvent eu énormément d’attentes envers moi, notamment au niveau scolaire. Je n’ai été que 3 fois grand maximum 3ème de promo au lieu d’être première. J’ai souvent frôlé la barre des 19/20 de moyenne et je ne me souviens pas avoir déjà eu une moyenne inférieure à 15 sauf en classe préparatoire, mais bon, forcément, la classe préparatoire. Comme j’aime me vanter hahaha!
Lorsque j’ai dit que je voulais être boulangère quand j’étais petite, je faisais face à un « ce serait du gâchis ».
Mon éducation m’a formée à viser la perfection, quels que soient les sacrifices que cela peut impliquer. Bien évidemment, on ne peut jamais l’atteindre mais, on ne peut que se rapprocher de l’image de la perfection qu’on s’est fait.

Ce qu’on appelle le lâcher prise pour moi, est le fait de ne plus penser à rien, de se laisser aller sans avoir toujours 36 000 trucs à faire en 5 minutes… Autant dire que ces moments là… Je n’en connais que peu. Pour ma part, je ne sais pas si c’est pas phobie de l’ennui, ou tout simplement que je suis hyperactive, mais il me faut toujours quelque chose à faire. Ecrire un article, faire du piano, dessiner, écrire mon roman, regarder un film, un anime, lire… Bref, jamais mon cerveau ne semble vouloir se mettre sur pause.
Et clairement c’est épuisant.

Si vous vous reconnaissez à travers ces lignes, alors faîtes attention à vous. Je n’ai jamais connu de burn out pour le moment car un fragile équilibre s’est installé depuis que je suis avec Simple Monsieur. Il semble excessif de dire qu’il me sauve, pourtant c’est un élément essentiel dans ma stabilité psychique. En effet, c’est très important de respirer. De ne rien faire, de ne rien penser. De se laisser aller. De tout lâcher.

Il est très compliqué de le faire notamment avec la pression de la société qui semble toujours en demander plus de nous. Mais si on ne préserve pas cet instant précieux de détente, comment faire pour ne pas exploser littéralement ? C’est ce qu’on appelle le burn out.
Trouver une personne qui vous accepte tel que vous êtes et qui vous permet de vous équilibrer , c’est un moyen, mais il en existe d’autres. Je n’ai pas forcément d’exemple à vous donner sur le moment, mais chacun étant différent, ayant des besoins divers et variés, chacun peut trouver une voie différente pour exprimer ce lâcher-prise qui, toujours à mon avis essentiel à notre vie.
Qu’importe la société, le regard des uns et des autres, et ce qu’on vous dira.

Si je devais résumer cet article en une phrase, ce serait :

Prenez le temps de faire une pause.

#4. L’arbre de Breda

Bonjour,

Je reviens avec enthousiasme et surtout du temps libre, pour vous concocter une masse d’articles… Enfin je vais essayer de ne pas vous en mettre de trop à la fois, pour que vous puissiez savourer… Enfin, voilà, je suis heureuse, mes partiels sont enfin finis !

Après une semaine complète dans un rush pas possible, je commence cet article en m’excusant de mon absence sur ce blog, malgré mon activité sur les réseaux sociaux. J’ai tout de même eu le temps de finir un livre durant ma période creuse. Il faut bien se vider la tête de temps en temps, surtout avec des matières telles que diagnostique financier, ou droit fiscal. Rien que le nom, ça fait peur bouh !

L’arbre de Breda est un livre qui m’a été envoyé (mon premier ♥) par Nicolas Chevolleau, afin que je puisse le chroniquer. Sa description m’avait d’ores et déjà attiré par les premières phrases : une histoire d’amour à la Boris Vian. J’avais vu le film L’écume des jours et j’avais vraiment adoré . Le livre en revanche, j’ai moins adhéré… Mais passons à la critique !

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Alors mon avis est…. positif, (mais…)

Oui il y a un mais. Commençons d’abord par les points positifs de cet ouvrage qui sont bien plus nombreux que les négatifs.

  • L’écriture est bien. Enfin, personnellement, j’adore, j’adhère totalement. C’est léger, c’est un peu barré, mais on comprend ce qui se passe. C’est bien mené en général, et il n’y a aucune faute dans le style. Le rythme est plutôt bon, et la décomposition en trois nouvelles bien qu’original est bien faite. On a bien 3 étapes dans cette histoire, et je dois avouer que le découper de cette manière, c’est bien pensé.
  • L’histoire est… totalement différente de ce que j’avais imaginé. La chute de la première nouvelle, woah je ne m’y attendais pas. Mais bon, je dirai que la chute de la seconde nouvelle… non plus et la troisième… encore moins. Donc, cet auteur m’a bluffé car il est difficile; je pense, de surprendre un lecteur surtout quand c’est une histoire d’amour. L’histoire est donc : Bien, tout simplement.
  • La narration, les personnages, vu le type de récit, c’est assez compliqué d’approfondir… Mais c’est justement ce qui fait son charme. Ainsi, le personnage principal reste une énigme, tout en se dévoilant un peu plus à chaque page… Sans qu’on ne puisse déterminer vraiment ce qu’il est. Mon imagination galopante a été servie sur ce coup !
  • On est quand même moins onirique que Boris Vian et on comprend mieux l’histoire. Elle s’inscrit dans le réel tout en restant dans un ton rêveur. Il y a un bon équilibre entre les deux.

Et ce que je regrette (il ne reste plus grand chose vu que je viens de citer : l’écriture, l’histoire et les personnages…. Mais si si, je vais chipoter sur des détails).

  • Je reviens sur l’écriture, car parfois, je dirais qu’il y a des longueurs, ou plutôt… le rythme est brisé. En fait quand on lit ce roman, on est comme sur une vague, à juste savourer le rouli-roula du bateau. Et parfois… y’a des hics. Parfois, certains mots -ce sont des préjugés je pense, qui jouent aussi- me bloquent, tels que swag ou la célèbre expression « allô ». Bon fort heureusement, je n’en ai relevé que 3 ou 4.
  • Parfois, quand je dis longueur j’entends aussi dans l’histoire même, car, même si le style veut ça, j’ai eu du mal à comprendre un passage, qui n’était pas directement lié, ou bien tout simplement trop métaphorique pour moi.
  • Et quand même je dois le dire, j’ai vraiment préféré la première nouvelle. La seconde, j’ai bien aimé le fait qu’on en découvre plus sur les sentiments et les réactions du personnages, mais je l’ai trouvé assez longue en fait. La troisième, j’ai vraiment aimé la chute, mais certains passages me sont restés totalement obscurs…
  • Au final j’en ressors ravie, un peu dans un rêve mais également un peu… perplexe et peut-être frustrée ? Frustrée de ne pas voir se continuer l’histoire car ce style est tout simplement REPOSANT !

Ce dernier point n’est pas vraiment un point négatif, en fait. Pour un premier livre, je ne peux qu’encourager l’auteur à continuer sur cette voie, et vous invite grandement à vous intéresser à son oeuvre. C’est un roman léger, et donc, je dirai, la perfection pour l’été et la détente !!! Voilà,donc je lui attribue…

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PaB#2 Les femmes, trop de pression ?

Bonjour à tous !
C’est avec quelques jours de retard que je poste l’article de la Paroles aux Bloggeuses. J’ai rejoint récemment le groupe facebook (ICI) et je dois l’avouer, la petite communauté est bien sympa. Le but est simple : tous les mois, un thème, tous les 30 du mois, un article sur ce thème à poster. Le thème est voté par les bloggeuses tous les mois pour que cela plaise à le plus d’entre nous 🙂
Ce mois-ci, le thème était : Les femmes se mettent-elles la pression ?
La réponse ne faisant aucun doute, l’article pourrait être très court se limitant à la seule réponse : Oui. Mais ce serait trop simple, surtout pou moi qui suis une grande bavarde.

I/ Oui ou…peut-être….

La plupart du temps, (enfin ce que je pense moi) quand on parle de pression, j’entends : physique.
Oui la plupart des femmes font attention à leur apparence, et un peu trop. En effet, cela passe par : les vêtements, les chaussures, les accessoires, et bien sûr l’inévitable maquillage…. Mais cela passe également par tous les soins autres que les femmes font comme rituels pour être belles, avoir une belle peau : hydratation, masque, gommage, épilation minutieuses etc. Je ne vous apprends rien… Franchement, si ça ce n’est pas se mettre la pression ?

Mais la question est… » pourquoi  » ?

Multiplier les soins pour toujours paraître plus jolie, c’est à cause de deux points : la société et nous-mêmes. Ce dernier est souvent oublié mais il est important de commencer à parler en premier de la société.

Le regard des autres, oui c’est aussi simple que ça.

Deux choses : nous voulons plaire à la société, et à souvent à la gente masculine (et/ou féminine, bien sûr), bref, on veut être quelqu’un, être reconnue, mais on souhaite aussi passer inaperçue en étant comme les autres, et ne pas se faire remarquer – rentrer dans le moule, ou encore bien se faire voir, s’affirmer, ou juste, attirer les regards sur nous. Dans tous les cas, nous souhaitons plaire à la société, celle-ci n’étant que l’assemblage des l’avis des personnes qui la composent. Pourquoi ? La plupart du temps, c’est par peur d’être seul, d’être rejeté du groupe. La solitude est terrible… L’amour et l’amitié sont omniprésent, et je dois avouer que parfois, j’ai tendance à penser que certains rejettent leurs malheurs sur le fait d’être célibataire… La société véhicule l’image du bonheur par le couple, et l’amour, est-ce pour autant vrai ? Trouver l’amour, la quête ultime, est-ce donc pour ça, qu’il faut faire autant de sacrifices ? Souvent on relève les dérives telles que l’anorexie, le dictat de la mode, tout ce qui montre à une femme à quelle point elle est imparfaite, alors qu’aucune dans ce monde ne peut se vanter de l’être. Plaire aux hommes, pour être heureuse en couple, avoir une famille etc etc. Et nous, pauvres femmes complexées, on suit, on essaie et puis… Finalement, n’aimerions nous pas un homme qui nous accepte telles que l’on est ?  Toujours ? Démaquillée et naturelle ? 

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Et on en arrive donc, au second point.

Nous-mêmes.

Les femmes se mettent la pression oui, parce que la société « l’exige »… Alors qu’en fait, au final, ça vient de la femme elle-même. Bien évidemment, les magazines, les publicités, tout ça bombardent les femmes leur faisant penser à leurs imperfections. Mais si on se met la pression, c’est également pour nous, égoïstement… Non ce n’est pas égoïste. C’est simplement pour s’aimer. Pour se trouver belle chaque jour, aimer sortir car on a acheté un nouveau haut qui va si bien avec nos yeux. C’est un élément indispensable pour la confiance en soi. S’aimer. Peu importe si c’est avec 3 tonnes de maquillage qu’on se sent mieux, tant qu’on se trouve belle. Donc, oui, on peut blâmer la société mais les femmes se mettent également la pression seule, car elles en ont besoin, tout simplement.

Et parfois, on en a marre. Alors, on lâche tout, et on décompresse. On se met en mode Bridget Jones. Et on lâche la pression sociale. Et il le faut, car sinon, implosion…. Burn out, black out… Non, plus sérieuse, c’est juste mieux de penser parfois : On n’est pas obligée de le faire. Ni de le subir. Ni rien du tout. 

Et vous ? Qu’en pensez vous ?

 

#3. Une Seconde Chance

Bonjour à tous

Aujourd’hui j’ai fini le livre Une Seconde Chance de Maude Perrier. Je tiens tout d’abord à la remercier de la confiance qu’elle a eu en moi pour lire et chroniquer son livre.

Je tiens également à dire le contexte : Hier, j’ai commencé à lire les premières lignes de ce roman quand je m’ennuyais durant un intercours de 15 minutes. Mal m’en pris, je ne pus lâcher ce livre avant aujourd’hui, ce matin pour être précise. Autrement di: j’ai lu les 300 pages (541 pages sur ma tablette) en un jour et demi.

Alors, effectivement, mon avis est très positif.

Déjà, il est vrai que c’est moi qui ai contacté l’auteur pour avoir son livre car le résumé qu’elle en a fait m’a vivement intéressé, pour ne pas dire allécher. Après un court dialogue, je me retrouvais avec ce premier livre version numérique, le tout premier pour lequel j’avais dorénavant, une mission.

Seconde chanceLe thème principal est la réinsertion. Cela me rappelle un petit peu le principe de « Le journal d’un condamné à mort » de Victor Hugo, dans le sens où on sait que la jeune fille a fait de la prison, mais on ne sait que très tard (dans la seconde moitié du roman) ce qui s’est passé et ce qu’elle fait.

Ce livre, bien que maladroitement écrit de temps en temps -certains passages manquent de… je ne sais pas, d’un approfondissement de style, je crois… dingo de la stylistique, je dirai aussi que parfois, certains mots sont étrangement employés, ou le registre de langue ne convient pas au reste du texte, mais … ok, j’avoue, je chipote, m’a bouleversé car, étant écrit d’un point de vue interne à la jeune fille, on s’attache rapidement à elle et ce qu’elle vit est tellement dur, qu’on ne peut que la soutenir.

Après, il ne faut pas tomber dans la complaisance et l’exagération. C’est le cas ici, je pense, car même si l’enchaînement d’événements traumatisants parait excessif pour la même personne, si on énumère tout, et on pourrait se dire que, « oui, c’est exagéré et peu réaliste », alors qu’ici, chaque action, chaque réaction de l’entourage, des rencontres qu’elle fait est justifiée et compréhensible, tout en gardant une simplicité sans nom. L’auteur a su faire passer des messages forts, des moments bouleversants, sans pour autant nous asséner de leçons de morale, ou encore essayer de nous faire pleurer sur le sort de la jeune femme. Pas de pitié, ni de compassion. OUF !

Christelle, l’héroïne est une femme qui doit se reconstruire. Chacune de ses pensées, aussi noires puissent-elles être, est justifiée, pas un seul moment je me suis dit : « Réagir de la sorte, c’est tellement « drama », ce ne peut pas être vrai ».

(A noter que n’étant pas du tout fan de roman érotique, ou de roman à l’eau de rose, certains passages m’ont semblés un peu longs et m’ont mise mal à l’aise car très crus mais pas superflu ni même dérangeant pour la lecture. De plus, le fait de décrire des scènes sans artifice a rajouté à certains événements, leur dureté, révélateur de la réalité, ou du moins de la réalité aux yeux de la jeune femme, ce qui la rend encore plus crédible à mes yeux.)

De plus, j’admire l’auteur pour sa manière de décrire un enchaînement d’actions en aussi peu de pages, sans que cela ne donne cette mauvaise impression de défilement en accéléré d’une vie. Il lui arrive beaucoup de mauvaises choses, pourtant, ce n’est pas une vulgaire accumulation de malheurs. Il y a un sens, un lien et le récit est donc construit et équilibré d’un main de maître.

Ayant eu une vie particulièrement difficile, j’ai reconnu certaines réactions du personnage, quitte à m’identifier parfois à lui, dans des situations difficiles (mon avis est donc peut-être un tout petit peu biaisé). Que ce soit les réactions de Christelle ou celles de ceux qui la rencontrent, vraiment, je le redis, tout est maîtrisé.

Enfin, dernier point que j’ai apprécié, c’est que malgré le désir de réinsertion de la jeune fille, qui reste le thème principal du livre, de nombreux thèmes sont de abordés, ne serait-ce que soulevés, et des sujets polémiques, des sujets parfois tabous sont évoqués, pouvant plonger les lecteurs dans une sorte de malaise. En somme : c’est comme si on se prenait un gigantesque « Ne vous voilez pas la face », en pleine tronche. Et j’aime cette écriture tranchante, crue, sans euphémisme pour cacher la réalité de ce qui est. J’aime la personnalité de la jeune fille en qui se mêle des tonnes de sentiments : peur, colère, rage, haine, tristesse, mais aussi espoir, le désir de vivre. C’est Christelle qui vous montre cette aspect rude de la vie, elle représente à la fois une femme détruite par la vie, mais également une battante, qui regarde en face la vérité.

Parmi les thèmes, si je dois en citer quelques uns :  la confiance en soi, le regard des autres, la cruauté des Hommes, leurs préjugés, le harcèlement sexuel au travail, l’injustice hommes-femmes, la fausse couche, la stérilité, le suicide, la mutilation… Oui ça fait beaucoup.

Je n’ai qu’un seul regret : que ça n’ait pas duré plus longtemps… En effet, j’aurai aimé que l’auteur aille plus loin dans… tout ! J’en ressors avec l’envie d’en savoir plus, de comprendre plus : Christelle, les réactions des personnages, le pourquoi du comment. Et quand j’ai ce sentiment, c’est que l’univers m’a tellement absorbé que j’ai l’impression que le personnage était réel. Si réel que j’aimerais le connaître.

Alors, vraiment, je n’ai qu’un chose à dire : une perle inespérée !

 

#1 . Ao Haru Ride

Bonjour !

Ajourd’hui, j’inaugure la catégorie anime par un de ceux que j’ai regardé récemment, c’est-à-dire, un shôjo (Manga pour les filles = plein d’amour partout). Et je vous ai dit que j’étais très seinen : effectivement, quand il s’agit de manga papier. Mais en terme d’anime, j’aime regarder des romances pleine d’énergie, de peps et d’humour. Cela n’est pas parce que je n’aime pas particulièrement les seinen (Psycho-Pass restant mon anime préféré) mais généralement, j’aime regarder les anime shôjos quand je suis stressée, cela me permet de mettre pause sur mes neurones… Et ça fait du bien.

Bref, passons.

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Donc c’est un anime qui se base sur les deux thèmes préférés des shôjos qui sont -roulement de tambour – l’amitié et l’amour. Avouez, vous ne vous attendiez pas !

Je souhaite parler de cet anime car il est VRAIMENT bien. Il y a la dose d’humour qu’il faut, l’animation est bien faite, et les dessins sont comme j’aime : des yeux comme il faut, des arrières plan soignés et le petit plus : l’effet acquarelle pour montrer les scènes du passé, c’est juste tellement mignon et tellement bien fait, je suis fan. Un peu long parfois, c’est peut-être un de ses défauts.

Mais surtout ce que j’ai aimé ce sont bien évidemment les thèmes abordés dans cette série, qui sont très bien traités. En effet, on découvre des personnages qui ont tous un passé et qui essaient de se reconstruire petit à petit grâce à l’amitié.

Le rejet par un groupe, la cruauté de la jalousie entre les filles, l’hypocrisie et la fausse amitié, mais également les rivalités amoureuses, la peur de perdre une amie, le fait de cacher sa beauté pour être acceptée ce qui amène à une véritable de peur d’être remarqué par les garçons…

Tels sont les sentiments qui s’emmêlent dans la vie pourtant d’apparence tranquille de la jeune héroïne. Si on rajoute à cela un amour d’enfance, ou bien une attirance… Des quiproquos amoureux… Et ça donne un cocktail explosif… Sans tomber dans le pathos et la complaisance dans les malheurs (enfin je trouve, vu que je n’ai pas pleuré) – les malheurs de Sophie, non merci !

Cet anime met en scène plusieurs autres jeunes filles qui ont le seul point commun d’être très seules et de ne pas avoir d’amie, quelle qu’en soit la raison.

Toutes semblent tellement joyeuses, et pourtant…

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A l’inverse, on a un garçon qui est secret et renfermé. C’est le coeur même de l’intrigue : avant joyeux et joueur, plein d’énergie, un événement le change totalement. Il perd pied. Plus rien ne compte. On ne sait que très tard pourquoi il est devenu cet individu terne et sans attache.

L’amitié et certainement l’amour est ce qui va le faire sortir de sa coquille…

Spoiler /!\

<spoiler>Le jeune homme subit un deuil qui l’empêche de vivre sa vie. Ainsi l’anime prend un tout autre sens dans les derniers épisodes où il acceptera en partie, le fait que la personne chère à ses yeux est définitivement partie.</spoiler>

Certains épisodes sont donc plus sombres, avec des réflexions plus orientées sur la vie, le droit d’être heureux…Néanmoins, je vous rassure, l’anime se termine bien sur une note beaucoup plus légère que ce que les derniers épisodes laissaient à prévoir.

Seul point négatif, c’est la frustration de ne pas vraiment avoir de fin, notamment au niveau de l’amour… C’est une fin, car tout est bien qui finit bien, mais… Il manque un petit truc, même si on n’a aucune peine à imaginer la suite des événements.

Du coup, on reste sur sa faim/sa fin, je ne sais jamais lequel employer… A tel point que j’ai voulu chercher une saison 2 -oui oui, à ce point là ! Mais rien de prévu.. Apparemment, c’est en manga, du coup… roooh, peut-être que je vais m’y mettre (tout comme j’ai dévoré le manga Mairunovich en 2 jours – 63 chapitres)

Alors ? Tenté ? Déjà Vu ? Dites moi tout !